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Evènements, Gamescom 2013, Vu par Wyny1975

GAMESCOM 2013 : La guerre des consoles Next-gen continue !

L'entrée de la GAMESCOM

2013, année de la next-gen. En février dernier Sony dégaine le premier en révélant sa nouvelle console, la PS4. Microsoft dévoilera sa Xbox One en mai. L’E3 du mois de juin a donc été le premier champs de bataille des constructeurs, et le moins qu’on puisse dire c’est que l’affrontement a été âpre. Au sortir du salon de Los Angeles, Sony avait une longueur d’avance en terme de communication (tarif de la PS4, infos qui vont dans le sens du joueur…) et Microsoft, malgré ces couacs répétés avait dans sa manche quelques exclusivités fort prometteuses (Titan Fall, Dead Rising 3 ou bien Forza 5). Une concurrence saine qui sera bénéfique au consommateur et comme tout joueur avisé je rêvais de tester tout ça avant leur sortie, et pour cela une seule solution, aller à la GAMESCOM de Cologne à la fin du mois d’août. Ce salon est devenu au fil du temps un vrai rendez-vous international où se croisent tous les grands noms du secteur vidéo ludique et s’il est parfois considéré comme un E3 bis, il a le double avantage d’être ouvert au public et d’être à 3 heures de Paris en train. Avec 3 amis, nous avons décidé que s’il fallait faire un salon de jeux vidéo, ce sera celui-ci. Nous voilà donc parti vers Cologne.

Le Köln Messe est de l'autre côté du pont.

Le Köln Messe est de l’autre côté du pont.

Jeudi 22 août. Arrivés en fin de matinée et après avoir déposés nos affaires à l’hôtel nous pouvions enfin fouler le sol du Köln Messe. Première chose qui saute aux yeux une fois rentré, c’est la taille. Pas aussi démesurée que je l’imaginais mais on sent que chaque centimètre de Hall est optimisé. Autre chose qui surprend, l’ambiance. Oubliez la Japan Expo et autres Paris Games Week, ici c’est du lourd, du très lourd. Les constructeurs et autres éditeurs veulent vous en mettre plein la vue et les oreilles et le pari est réussi avant même de toucher la moindre manette.

Mais ce n’est pas tout ça, maintenant que nous sommes dans la caverne aux milles tentations il va falloir assouvir notre soif de jeux. Direction le Hall le plus proche, le Hall 11. Mauvaise pioche, c’est le Hall détente où la nourriture et la bière coulent à flot au côté de circuits de voitures télécommandées qui driftent comme des grandes. C’est quand nous avons vu le Baby-Foot humain que nous nous sommes dit qu’il était temps de passer aux choses sérieuses. Descendons vers le Hall 10. Ce Hall est avant tout consacré aux indépendants et éditeurs de jeux sur mobile et Facebook. On pouvait y voir une énorme structure qui abritait un Laser Game sur le thème du film Ender’s Games avec Harrison Ford et Ben Kingsley le tout sous le tempo de DJettes très sexy. Mais ce qui nous tape dans l’oeil, c’est l’Oculus. Kezako ? Ce sont des lunettes qui une fois posées sur le nez vous transportent littéralement dans le jeu, telle que la réalité virtuelle nous était vendue dans les années 90, mais nous reviendrons plus tard sur ce petit joujou. Nous n’en verrons pas plus du Hall 10 ce jour-là mais ce n’est que partie remise.

Direction le Hall 9 où se côtoient de grand éditeurs tels que Warner Interactive, Bethesda et Nintendo. Mais les maîtres de cérémonie de cette partie du salon se nomment Deep Silver et Square Enix. L’éditeur allemand a mis en avant Saint Row 4 avec une multitude de bornes PC misent à disposition pour le plaisir des grands et… des grands. Nous avons pu tester le nouveau Yaiba Ninja Gaiden Z, nouvel épisode de la franchise de Tecmo qui inclue une nouveauté de taille, on déboite du zombie en lieu et place d’autres ninjas. Comme c’est original… Au niveau de la direction artistique il y a également du mouvement puisque le jeu est proposé dans un Cell Shading du plus bel effet complètement en phase avec l’ambiance crasseuse de fin du monde du jeu. Killer is deadLa prise en main est agréable bien que l’exigence d’un Ninja Gaiden Black ait définitivement disparu. L’ambiance est sympathique mais ce qui m’a le plus gêné c’est cette fichue caméra que l’on ne pouvait tout simplement pas déplacer ni même recentrer, une gageure qui m’a laissé un peu frileux même si le jeu reste jouable. Ce ne sera donc pas une priorité pour moi lors de sa sortie. A côté du stand Ninja Gaiden se trouvait Killer is Dead, le nouveau pari déjanté de Suda « la classe c’est moi ! » 51. Nous n’avons pas eu le temps de tester mais connaissant le pédigrée du monsieur ça s’annonce bien barré et fun.

Un chocobo nous accueille sur le stand FF XIV

Un chocobo nous accueille sur le stand FF XIV

L’autre stand fort de ce Hall 9 est indiscutablement celui de Square-Enix (en commun avec le stand Deep Silver). Les versions remasterisées de Kingdom Hearts et des FF X et X-2 attiraient l’attention par le rendu plus que flatteur des textures semi-HD et les files d’attentes étaient conséquentes pour le nouveau FF XIII Lighting Returns prévu l’année prochaine sur PS3 et 360. Mais il était impossible d’ignorer la présence du nouveau FF XIV, prévu sur PC/PS3/PS4 à grand coup d’écrans géants et événements ponctuels organisés par l’éditeur. Des séances de dédicaces étaient même organisées avec Naoki Yoshida, producteur et directeur de FF XIV. La classe.

Le producteur de FFXIV était présent.

Le producteur de FFXIV était présent.

Nous continuons notre route dans le Hall 9, un écran géant diffuse en boucle la cinématique de Elder Scrolles Online et ça le fait grave. On pouvait essayer le titre de Bethesda sur de nombreux PC mais au vu des images que je voyait, cette version en ligne de la série Elder Scrolls m’a laissé un peu dubitatif malgré un rendu propre mais finalement bien trop classique à mes yeux. Mais comme d’habitude il est difficile de juger un MMO sur une vision dans un salon. Non loin de là Warner Interactive présentait le nouveau Batman Arkham Origins sur PS3/360 ainsi que la version VITA. Cette version est en 2,5D avec une direction artistique proche des ses grandes soeurs de salon. La maniabilité est bonne et la démo m’a donné envie d’en voir plus.

Entre ces deux éditeurs, un autre grand nom du jeu vidéo essayait d’attirer l’attention, Nintendo. Le stand du constructeur est à l’image de sa nouvelle console, sans éclat particulier. Pikmin 3, Donkey Kong Country WiiU, Zelda Windwaker HD ou bien Mario Kart 8 ont réussi à attirer pas mal de personnes mais il est triste de voir ce géant autrefois synonyme d’innovation réduit à un stand aussi petit dans un salon aussi grand. La faute à un manque de jeux évident et à une console en décalage avec le reste du marché, ce qui peut être une force également mais le public doit être lassé des sempiternelles suites de Mario, Zelda et consorts. L’avenir nous dira si Nintendo saura rebondir et je n’en doute pas un instant.

Le stand Xbox, vert comme dhabitude.

Le stand Xbox, vert comme dhabitude.

Mais ce n’est pas tout ça, nous avons déjà arpenté deux Halls sans voir la moindre image Next-Gen. Il est temps de passer à l’action. La logique aurait voulu que nous allions vers le Hall 8 (orienté PC) mais attiré par la lumière tels des moustiques à la recherche de sang frais, ce sera le Hall 6 qui aura notre préférence. Et si nous avons été emballés par toutes les choses que nous avons vu ce n’était qu’un avant-goût de ce qui nous attendait. Trois éditeurs se partagent les lieux, Ubi Soft, Microsoft et Electronic Arts. Au menu, décibels en surdose, écrans géants, show de lumières et quelques babes, bref on a atterri à Las Vegas. Une fois revenu sur terre nous parcourons les différents stands, tous plus aguicheurs les uns que les autres et finalement nous décidons de commencer notre approche de la Next-Gen par… Fifa 14 sur Xbox One.

N’étant pas fan de foot et n’ayant pas d’expérience sur console de ce genre de jeu je me lance malgré tout dans la partie avec un ami qui, heureusement, est de mon niveau. Résultat, match nul 0-0. Mais j’ai passé un bon moment grâce au rendu général du jeu, même si on ne peut pas vraiment parler de Next-Gen ici, mais aussi grâce à sa bonne maniabilité, la manette XOne n’y étant certainement pas étrangère.

Bornes Fifa 14

Bornes Fifa 14

Cette manette est d’ailleurs très légère et la prise en main est très satisfaisante, elle est sur ma liste d’achat pour remplacer ma manette 360 sur PC quand les drivers seront au point. Nous continuons notre chemin dans le stand Microsoft où des démos sur scène du Kinect battaient leur plein. Nous sommes moyennement emballés par des jeux comme Kinect Sports Rivals (Rare est définitivement mort !) ou Ryse Son of Rome, notre attention s’arrête sur Dead Rising 3 et nous commençons la file d’attente. Un doute survient et nous demandons si nous pouvons jouer nous même au jeu et la réponse est sans appel, NON. Nous décidons malgré tout d’attendre histoire de voire la Next-Gen de plus près. Nous nous installons, chacun avec un casque pour suivre les explications du développeur (en anglais ouf!). La partie commence et ce n’est pas encore la claque attendue. Le jeu est très beau, bourré de détail et la présence de centaines de zombies à l’écran nous conforte sur les plus apportés par cette nouvelle génération. Mais il y a une chose qui me gêne, le framerate est chaotique et le jeu ralenti à plusieurs reprises. Soucis technique ? Possible, surtout que nous avons eu droit à un joli plantage de la console. La démo reprend car un autre joueur faisait la démo en même temps sur une autre console et là le jeu paraît plus fluide. En ce qui concerne le jeu en lui-même, c’est du bon, du très bon. Le monde ouvert apporte un gros plus à la licence et le côté WTF de la franchise prend tout son sens. On peut combiner des objets que nous trouvons pour occire du zombie dans la joie et la bonne humeur. Les véhicules aussi peuvent être combinés, notre coup de coeur est allé au dernier véhicule de la démo, mix entre une moto et un véhicule de bâtiment qui ne fait pas dans le détail. Bref c’est gore, fun, gentiment barré et bourré de possibilités. Dead Rising 3 est un bon cru pour les possesseurs de la nouvelle Xbox. La suite de la ballade continue sur le stand Electronic Arts. Nous sommes accueillis par un Titan grandeur nature (près de 5 mètres de haut) déjà présent à l’E3. Sa présence nous rappelle que le jeu Titan Fall est un très gros enjeu pour l’éditeur et il fait tout pour le mettre en avant. Ce stand est sans doute le plus grand avec celui de Sony. Un plateau de TV trône au centre de l’assemblée. Nous parcourons rapidement les jeux présents qui, s’ils sont aguicheurs, manquent cruellement d’originalité tels que Need For Speed Rivals ou les Sims 4. Battlefield 4 est partagé en deux zones pour des affrontements par équipe sur PC. Aux dires de personnes qui l’ont testé, la map utilisée était un peu trop sombre et l’expérience était relativement courte. Le stand Ubi Soft était très bien fourni avec des jeux tels que Watch Dogs, The Division ou Assassin’s Creed IV. Vu les files d’attentes et l’heure, nous décidons de revenir le lendemain.

Castlevania LOS 2Pour finir la journée nous parcourons le Hall 7 avec l’autre grand rendez-vous de cette GAMESCOM, la PS4. Mais contrairement à Microsoft, la console n’est pas visible en vitrine et le stand PS4 semble bien petit, surtout que Sony a décidé de réunir un maximum de jeux jouables dans un seul endroit. Nous verrons plus tard si cela était judicieux. Bien que la PS4 arrive en fin d’année il est amusant de constater que la PS3 a une place encore très importante sur le salon. Il faut dire que les joueurs sont gâtés pour Noël, Beyond Two Souls et Gran Turismo 6 en tête sans parler de Puppeteer et autres Wonderbook, il y en a pour tout le monde. Nous en profitons pour nous nous essayer à The Last of Us, jouable dans une carcasse de voiture avec des écrans sur le capot ou bien dans le coffre. Gran Turismo 6 est également jouable dans un siège sport avec volant retour de force, et les sensations sont très agréables. Pendant ce temps là des danseurs de break font une démonstration sur la scène Sony rajoutant à l’ambiance festive de l’événement. Nous nous retournons vers les bornes de  Beyond et là c’est une vraie claque. C’est sur PS3, mais c’est juste magnifique. J’aurai aimé tester la maniabilité mais le temps ne nous le permettra pas. Techniquement le jeu est extraordinaire, ce qui n’est pas le cas de Diablo 3 jouable sur le stand Sony. Le jeu est quasi similaire à la version PC mais pourquoi n’y a-t-il pas de syncro verticale ? Cela rend le jeu désagréable à regarder. Ce n’est qu’une version démo et j’espère que ce problème sera réglé pour la sortie du jeu. La PSVITA est bien présente également surtout avec des démos de titres indés comme Terraria, mais on sent que les gros éditeurs ont encore du mal à développer dessus. Killzone Mercenary aura montré que la PSVITA en a dans le ventre. Plus loin, Blizzard faisait essayer le prochain add-on pour Diablo 3 et si je suis assez fan du deuxième opus, ce troisième épisode m’a laissé de marbre depuis que l’argent réel a été intégré au jeu. Ce n’est pas non plus la nouvelle mise à jour de WOW qui va me donner envie de me relancer dans ce jeu que j’ai pourtant adoré. Non loin de là, Activision a mis Call Of Duty Ghost en avant, sans commentaire. Par contre le stand dédié à Destiny, nouvelle licence développée par Bungie, est très grand et on sent que l’éditeur y croit beaucoup, nous aussi. La palme de l’écran le plus impressionnant revient à Activision. Imaginez un écran à 180° de près de 10 mètres de hauteur avec un son énorme sur lequel passent en boucle les cinématiques des jeux de l’éditeur. C’est fort ! A côté de ces mastodontes, Konami présentait le nouveau PES 2014 sur PS3 et 360 et le prochain Castlevania Lord of Shadow 2 pour current gen. Rien de bien folichon sauf pour le stand Castlevania où l’on pouvait tester le jeu allongé dans un cercueil, bien vu !

Nous regagnons doucement la sortie la tête pleine de lumières et les oreilles pleines de « Boom Boom » en nous disant qu’il reste encore beaucoup de choses à voir les deux jours suivants.

Titan FallVendredi  23 août. La nuit a été courte mais après un petit déjeuner copieux nous voilà prêts pour une journée pleine de promesses. Il est 9h30, le Köln Messe ouvre à 10h00 mais la foule est déjà compacte et il est évident que l’attente pour rentrer sera longue. Pour commencer la journée nous nous dirigeons vers le Hall 6 pour tester un des jeux du salon, Titan Fall, édité par EA et développé par des anciens de Call Of Duty Modern Warfare. L’attente est d’1h45 mais cela en valait la peine puisque nous pourrons jouer une quinzaine de minute. Le jeu tourne sur PC mais il est possible de choisir entre le combo clavier/souris ou la manette, XboxOne bien entendu. Mon choix va naturellement vers le clavier accompagné d’une souris Razer très agréable. La partie commence. Les aficinados de COD seront en terrain connu, gameplay nerveux, fluidité sans faille, map bien étudiée. Mais Titan Fall n’est pas COD. Il apporte de nouvelles idées de gameplay bienvenues avec, en tête, la gestion d’un titan. Ce mecha que l’on peut faire apparaître, dès que le timer est passé, nous emmène vers de nouvelles sensations et le plaisir de jouer est complètement renouvelé. A bord de notre titan, on se sent invulnérable, mais ce n’est qu’une illusion car les unités au sol peuvent très bien se défendre et le jeu s’avère très bien équilibré. Lorsque l’on est en simple soldat, on peut toujours esquiver les titans, grâce aux sauts que l’on peut faire de murs en murs et comme il est possible de rentrer dans chaque bâtiment, les cachettes ne manquent pas. Les combats entre titans sont épiques et le mix soldat/titan est bien tenu. Petite originalité, à la fin d’un combat, l’équipe perdante doit retourner le plus rapidement possible dans son vaisseau stationné non loin de là, l’équipe gagnante doit les en empêcher. Au final j’avoue que si le jeu ne me faisait pas plus envie que ça avant la GAMESCOM, j’ai complètement changé d’avis après cette démo et je pense même me le procurer sur PC dès sa sortie. La Xbox One se dote d’un titre multijoueurs solide qui fera plaisir à tous les fans de shoot en herbe.

Watch dogsAprès ce bon moment passé sur Titan Fall nous espérons bien renouveler l’expérience avec un autre grand jeu du salon, Watch Dogs. La file d’attente est mal organisée et après plus de 30 minutes d’attente aux abords du stand nous arrivons à nous faufiler dans la queue gigantesque qui est censé nous mener au saint Graal (Mais non j’en fais pas trop). Avant de nous engager dans une attente qui semble très longue nous avons demandé si l’on pouvait jouer nous même au jeu et la réponse fut affirmative. Pleins d’espoirs, nous patientons plus de quatre heures avant de rejoindre la salle du jeu. Première douche froide, la présentation que l’on nous fait est commentée en allemand, pour un salon international et connaissant l’attente que suscite le jeu, je trouve cela déplacé. Il ne nous reste donc plus qu’à regarder la démonstration qui se passe sous nos yeux. C’est une partie à deux joueurs qui est montrée, avec le deuxième joueur qui hack le premier et inversement. C’est plutôt sympathique mais ce n’est en aucun cas le coeur du gameplay et je me dis que ce qui nous attend dans la salle suivante sera plus concret. Nous rentrons dans la deuxième salle et la douche froide continue car nous ne touchons à aucun moment la manette PS4 (le jeu tourne sur PC). En lieu et place d’une démo manette en main, on nous présente la fonctionnalité sur tablette du jeu. L’application compatible iOS et Androïd sera gratuite et il n’est pas nécessaire de posséder le jeu pour l’utiliser. Le but pour le joueur manette est de parvenir à regagner son objectif sans se faire stopper par les forces de l’ordre dirigées par le joueur tablette, le tout dans un temps imparti. Cette connexion entre tablette et jeux vidéo « classique » est bien fichue et peu s’avérer amusante… quelques minutes. Ce n’est en tout cas pas ça que l’on attendait en rentrant dans le stand du jeu, et après autant d’heures d’attente, nous étions partagés entre rage et déception. D’autant plus que le jeu n’était pas aussi impressionnant que cela visuellement, même sur PC et ce qui nous plaisait le plus dans le jeu, la partie solo, n’a été qu’effleurée.

Nous ressortons déçus par cette démo qui n’est pas du tout représentative du jeu. La fin de journée approche et nous partons vers le stand Sony où j’ai pu tester Pupeteer. Après la déconvenue de Watch Dogs je dois dire que ce « petit » jeu m’a enthousiasmé par une direction artistique sans faille et un gameplay simple mais pas simpliste. Nous rejoignons le Hall 10 et quelques places sont encore disponibles pour tester le fameux Oculus. La démonstration ne durera que quelques minutes sans manette mais une fois immergé dans le cockpit de la voiture, on s’y croit vraiment. Peu importe où l’on tourne la tête, on EST dans le jeu. C’est réellement impressionnant et si j’ai eu quelques nausées les premières secondes, elles ont vite disparues et je me sentait très bien dans ce jeu de voiture.

Avant de partir, petit passage obligé dans la partie Retro gaming du salon où un nombre incroyable de machines sont en démonstration. Du Vectrex à la Dreamcast, le choix est pléthorique et c’est un véritable plaisir de barboter au milieu de tant de machines qui nous ont fait rêver et que nous aimons toujours autant. Nous sortons un peu amers du Köln Messe mais quand même heureux d’avoir toucher de près des titres au fort potentiel. Espérons que le samedi, notre dernier jour, sera plus fourni en jeu Next-Gen.

Samedi  24 août. La GAMESCOM ouvre ses portes à 9h00 et il est hors de question de rater quoi que ce soit aujourd’hui. 9h15 nous sommes rentrés et arrivons dans la file d’attente du stand Sony PS4. l’attente sera raisonnable et une fois à l’intérieur il y a de quoi faire. Nous regardons les démos de Killzone et In Famous the second son et ce dernier s’est révélé très intéressant . Beau et fluide, l’action est omniprésente et s’il n’y a rien de bien nouveau dans le contenu, l’ensemble est efficace. La démo de Killzone était sympathique mais pas transcendante, la faute peut-être au joueur qui est mort deux fois mais aussi à cause d’une IA à la ramasse. Killzone Shadow FallPour le reste le jeu est joli et l’ambiance tranche avec l’aspect obscure des précédents opus. La visite du stand continue et il est amusant de voir Sony mettre en avant des Free to play tels que War fighters ou Blacklight Retribution. Ce n’est pas un modèle économique qui a ma préférence car il est souvent obligatoire de passer à la caisse pour vraiment profiter de ces jeux et l’équilibrage entre joueurs peut être vite handicapant. Mais c’est le choix de Sony et il est clair qu’une partie du public sera attiré par cette nouvelle façon de jouer/consommer sur console, le modèle ayant fait ses preuves sur PC depuis bien longtemps. Suite de la visite, Assassin’s Creed IV. Le titre d’Ubi Soft est jouable sur une démo en deux parties. D’abord en bateau où l’on doit détruire les adversaires alentours puis exploser le fort au bord de l’eau. Cette phase reprend ce qui se faisait sur le troisième opus de la franchise mais n’y ayant pas joué, j’ai eu un peu de mal à m’y retrouver dans les touches. Heureusement une charmante hôtesse me voyant galérer, s’est portée à mon secours et m’a remis sur la bonne direction. Cette phase de jeu est au final très fun. La suite de la démo se passe sur terre où l’on doit retrouver sa cible afin de l’éliminer. On est en terrain connu mais c’est toujours efficace. Le rendu est loin d’être époustouflant et cette version PS4 n’est certainement pas beaucoup plus belle que ces consoeurs PS/360 mais le charme opère malgré tout.

Il reste quelques jeux à voir. Je ne pourrait pas mettre la main sur Knack mais ce que j’ai vu ne m’a pas enthousiasmé plus que ça. Visuellement c’est quelconque, l’action y est classique et j’avoue que les bonnes impressions que j’avais du jeu avant se sont envolées, mais qui sait ? Le jeu peut nous réserver quelques surprises à sa sortie. Pour info, je n’ai remarqué aucune baisse de framerate, comme ça c’est clair. Au loin mes yeux se sont arrêtés sur Resogun, le nouveau titre des papas de Stardust HD, qui en met plein la vue et le mélange shoot’em up à l’ancienne et rendu 2,5D semble efficace. A noter que le jeu sera offert aux possesseurs PSN+ à la sortie de la PS4, Miam!!

Il ne reste plus qu’un jeu à tester, Drive Club. Un seul circuit, on choisit entre une Mercedes et une Mazeratti et c’est parti ! Ce nouveau titre des développeurs de Motorstorm n’est pas aussi bluffant visuellement qu’un Forza 5 sur Xbox One mais le côté communautaire est bien implémenté poussant le joueur à améliorer son score à chaque passage (Drift/vitesse…) et cet aspect du gameplay possède un côté addictif non négligeable. Une partie du jeu sera accessible aux détenteurs du PSN+ afin de se faire une meilleure idée du potentiel du jeu.

Cette excursion dans le stand Sony fut très agréable et l’on se dit que la console a beaucoup à nous offrir, techniquement bien sûr mais aussi en terme de contenu et de variété.

Destiny - hunter Destiny titan Destiny warlockLe stand Destiny n’est pas loin et à notre grande surprise l’attente ne sera que de… 10 minutes. Nous savons très bien que nous ne pourrons pas jouer nous-mêmes mais ce jeu suscite suffisamment notre curiosité pour que nous approchions de plus près la bête. Et bien nous en prendra car Activision a mis les moyens et a carrément installé une salle de cinéma pour présenter en live leur jeu. L’écran est énorme, le son est à l’avenant, la partie peu commencer. La démo présentée est identique à celle de la conférence Sony de l’E3. Pas de surprises donc mais le jeu se montre impressionnant graphiquement, les personnages ont la classe et le gameplay est aux petits oignons. Et puis ce qui va faire la force du titre c’est indiscutablement sa gestion du multijoueurs qui est au centre du game system. On joue tout seul et à tout moment un ou plusieurs amis peuvent nous rejoindre pour prendra part à la bataille. SAMSUNGCe système proche des MMO classiques avec un univers persistant sera un atout pour le jeu de Bungie attendu l’année prochaine sur PS4 et XOne. D’ailleurs pour la petit anecdote, la démo s’est faite sur PS4 et si le logo de la nouvelle machine de Sony était présent partout, celui de Microsoft était absent. Les anciens créateurs d’Halo ont-ils définitivement fait une croix sur leur ancien partenaire ? Pas sûr mais Sony semble s’être trouvé un allié de poids, business is business !

Il ne nous reste que quelques heures avant le départ mais nous tentons notre chance sur le stand de The Division. Ce nouveau titre made in Ubi Soft, présenté pour la première fois à leur conférence de l’E3, a crée la surprise comme Watch Dogs l’année passée et une fois de plus nous nous devions d’approcher ce qui risque de devenir une nouvelle licence à succès. Avant d’accéder à la file d’attente nous sommes accueillit par une femme en combinaison orange qui nous passe aux lumières UV et vérifie que nous n’avons aucun symptôme d’un quelconque virus. La mise en scène est bien vue, la comédienne est très sympathique et tout le monde joue le jeu avec plus ou moins de sérieux. Nous rentrons pour voir ce qui sera notre dernier gros choc de la GAMESCOM.The Division La présentation se fait en allemand <sic> mais la première partie ne nous dévoile rien de bien nouveau, c’est la même vidéo que l’on connaît tous sur écran géant. Après cela deux joueurs s’engagent dans une courte partie et nous les regardons parcourir une zone pleine d’ennemis. La claque visuelle est bien là, c’est certainement l’un des plus beaux jeux du salon. Le moteur 3D fait-maison « Snowdrop » est parfaitement à l’aise dans cet univers ouvert où chaque détail nous transcende un peu plus à chaque instant. Le gameplay est assez nerveux, c’est du TPS boosté par un côté RPG ce qui implique une bonne préparation de son perso. Mais n’oublions pas que c’est un MMO, ce qui veut dire qu’un système de classe sera présent, des instances, des quêtes et bien d’autres choses. Pendant la démo, les deux joueurs ont été épaulé par une collègue qui dirigeait le drône via une tablette. Ubi Soft semble croire beaucoup dans cette nouvelle manière de jouer. La présentation du jeu se termine un peu vite à notre goût mais ce titre fait indubitablement partie des jeux à surveiller. En partant les testeurs du jeux me confirment que la démo tournait sur XOne.

La fin approche et nous faisons un dernier tour dans les différents Halls, cherchant à nous imprégner une ultime fois de l’ambiance de ce salon incontournable. A peine le temps de dire ouf et nous sommes dans le train en direction de Paris, mangeant un Burger King bien mérité. Le temps aussi de faire le point sur ce que nous avons vu et vécu pendant trois jours. Le bilan est forcément positif pour nous. Il y a bien quelques petites choses qui nous ont déplues. Cette cuvée 2013 était de toute évidence attendue par énormément de joueurs et les structures nous semblaient parfois bien petites comme par exemple le stand PS4, trop exigu pour satisfaire la masse. Pour continuer sur les choses qui fâchent, cette année la France était à l’honneur. Ha bon ? Pas vu ! Mais ne boudons pas notre plaisir, nous avons testé et vu des jeux qui ne seront disponibles que dans quelques mois et nous avons touché avant tout le monde à la Next-Gen. The Division, Dead Rising 3, Titan Fall, Destiny, In Famous et bien d’autres nous ont donné envie de croire en cette nouvelle génération de consoles. Microsoft et Sony ont beaucoup à offrir, chacun à leur manière, et quelque soit notre choix, on sait que la qualité sera là. Et quand je pense à ceux qui disent ne pas trouver leur compte avec les line-up des nouvelles consoles je voudrais simplement dire qu’à une époque pas si lointaine on était prêts à dépenser des fortunes à la sortie des consoles pour des jeux à l’intérêt plus que douteux mais vu que le nombre de jeux disponibles était famélique on s’en contentait. Les line-up des deux prochaines machines sont plus que corrects et vu que l’on ne pourra pas tout acheter, personnellement il me convient, sachant que le meilleur est forcément à venir. Même s’il y a beaucoup de jeux multi-support, la volonté de lancer de nouvelles licences, chez Sony et Microsoft mais aussi chez les éditeurs tiers (Ubi Soft, EA ou même Activision) est très présente. Le marché était en déclin, la Next-Gen va donner un bon coup de fouet et s’il l’on aime le jeu vidéo, on ne peut que s’en réjouir. Ca fait près de 25 ans que je joue, j’ai eu la chance de connaître l’âge d’or du début des années 90 et j’ai toujours autant de plaisir à jouer sur les vieilles consoles et pendant un temps je me disait que l’avenir du jeu sur console était bouché, et bien ce que j’ai vu pendant ces trois jours m’aura fait mentir et la flamme de la passion que j’avais il y a 20 ans est toujours là et apparemment n’est pas prête de s’éteindre.

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